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Le marathon et le trail imposent des contraintes nutritionnelles très spécifiques : apport énergétique continu, digestion facilitée en mouvement, poids minimal dans le sac et densité calorique maximale. Les fruits secs cochent toutes ces cases d'une manière que peu d'aliments peuvent égaler.
Avec une densité énergétique oscillant entre 550 et 700 kcal pour 100 g selon les variétés (source : Ciqual ANSES 2020), ils concentrent calories, minéraux et macronutriments dans un format ultra-compact. Une poignée de 30 g peut apporter entre 150 et 200 kcal, soit l'équivalent d'un gel énergétique classique, avec l'avantage supplémentaire de fibres, de protéines et de graisses insaturées qui stabilisent la glycémie sur la durée. Pour composer votre propre mélange adapté à l'effort, découvrez notre recette de trail mix maison équilibré pour sportifs.
Par ailleurs, les fruits secs sont naturellement riches en magnésium, potassium et sodium (selon les variétés salées), trois électrolytes cruciaux pour prévenir les crampes musculaires et maintenir la contraction neuromusculaire lors d'efforts prolongés.
Dans les 2 à 3 heures précédant le départ, l'objectif est de maximiser les réserves de glycogène tout en évitant les inconforts digestifs. Les dattes et les abricots secs, riches en glucides simples et complexes (dattes : 66 g de glucides pour 100 g, abricots secs : 53 g pour 100 g, source Ciqual), sont d'excellents choix pour compléter un petit-déjeuner riche en féculents.
En revanche, les oléagineux tels que les amandes ou les noix de cajou sont à consommer avec modération dans cette fenêtre : leur teneur en lipides (amandes : 50 g de lipides pour 100 g, source Ciqual) ralentit la vidange gastrique et peut provoquer des lourdeurs pendant les premières kilomètres. Pour mieux comprendre comment intégrer ces aliments selon les phases d'effort, consultez notre guide sur les fruits secs, l'énergie et le timing optimal.
La règle d'or en endurance est d'alimenter l'organisme avant d'en avoir besoin. Sur marathon, les spécialistes en nutrition sportive recommandent un apport glucidique de 30 à 60 g par heure d'effort (position de l'ACSM). Sur trail longue distance (ultra), ce chiffre peut monter à 90 g/h pour les athlètes entraînés.
Les fruits séchés sucrés entrent parfaitement dans cette logique :
Sur trail avec des montées prolongées où l'intensité baisse, les oléagineux (amandes, cajou) peuvent être intégrés en mix pour apporter des graisses à combustion lente, particulièrement utiles au-delà de 4-5 heures d'effort quand le métabolisme lipidique prend le relais. Les noix de cajou grillées sans sel constituent notamment une base idéale dans ce type de mélange. Des mélanges comme le Recovery Boost combinent justement oléagineux et fruits secs pour répondre à ces besoins spécifiques.
Entre le 30e et le 35e kilomètre du marathon, le fameux « mur » correspond à l'épuisement des réserves de glycogène. C'est précisément à partir du 25e km qu'il faut anticiper avec des prises glucidiques rapides. Les raisins secs et les dattes, facilement mâchables et rapidement assimilables, sont à privilégier dans cette phase critique.
| Fruit sec (30 g) | Calories (kcal) | Glucides (g) | Lipides (g) | Protéines (g) | Potassium (mg) | Moment idéal |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dattes Medjool | 83 | 20 | 0,1 | 0,7 | 210 | Pendant l'effort |
| Raisins secs | 90 | 23 | 0,2 | 0,9 | 250 | Pendant / fin de course |
| Abricots secs | 72 | 16 | 0,2 | 1,1 | 370 | Pendant l'effort |
| Amandes | 174 | 2,1 | 15 | 6 | 75 | Avant / trail longue distance |
| Noix de cajou | 165 | 8,5 | 13 | 5,2 | 120 | Avant / ultra-trail |
| Noix | 196 | 1,5 | 19,5 | 4,6 | 90 | Récupération |
Sources : Ciqual ANSES 2020. Valeurs arrondies pour 30 g.
Sur trail, chaque gramme dans le sac compte. Le format 30 g est devenu la référence dans la nutrition sportive de terrain car il représente une portion fonctionnelle : assez pour un apport énergétique significatif, pas assez pour surcharger l'estomac en plein effort. Préparer des sachets individuels de 30 g avant la course permet de planifier précisément chaque ravitaillement selon le kilométrage.
Pour un trail de 50 km avec environ 6 heures d'effort, une stratégie typique pourrait ressembler à ceci :
La digestion est naturellement perturbée à haute intensité car le flux sanguin est redirigé vers les muscles actifs. Quelques règles pour éviter les troubles gastro-intestinaux :
Les fruits secs sont des aliments à faible teneur en eau (humidité résiduelle entre 5 et 20 % selon les variétés). Leur consommation augmente légèrement les besoins hydriques. En course, il est conseillé de ne jamais consommer une portion de fruits secs sans l'accompagner d'eau ou d'une boisson isotonique, sous peine d'amplifier la déshydratation en cours d'effort.
L'effort intense génère un stress oxydatif important. Les noix, les amandes et les noisettes sont particulièrement riches en vitamine E (amandes : 26 mg pour 100 g, source Ciqual), un antioxydant liposoluble qui aide à neutraliser les radicaux libres produits pendant l'effort.
Dans les 30 minutes suivant l'arrivée, associer une portion de fruits sucrés séchés (pour restaurer le glycogène) à une portion d'oléagineux (pour les acides aminés et les graisses anti-inflammatoires) constitue un ravitaillement de récupération complet, naturel et pratique. Pour approfondir ce sujet, consultez notre article dédié aux fruits secs après le sport.
Préparer des sachets de fruits secs maison avant chaque course prend du temps et n'est pas toujours pratique. C'est exactement pour répondre à ce besoin que Mixpow a conçu sa canette 30 g : une portion unique, hermétique, calculée pour correspondre à une unité de ravitaillement idéale sur marathon ou trail. Glissée dans une poche de veste de trail ou dans la ceinture de running, elle s'emporte sans effort et s'ouvre en une seconde, même avec des gants ou des mains fatiguées après 40 km d'effort. Chaque canette contient des fruits secs et oléagineux soigneusement sélectionnés pour allier densité énergétique, palatabilité en mouvement et profil nutritionnel adapté à l'endurance. Sur votre prochain marathon ou ultra-trail, faites de votre ravitaillement une vraie stratégie — pas une improvisation.
Les dattes, les raisins secs et les abricots secs sont les meilleurs fruits secs à consommer pendant un marathon car ils apportent des glucides rapidement assimilables (16 à 23 g pour 30 g) sans surcharger la digestion. À consommer toutes les 45 minutes avec de l'eau.
Oui, les fruits secs sont particulièrement adaptés au ravitaillement en trail grâce à leur densité calorique élevée (550-700 kcal/100 g), leur légèreté et leur format facilement transportable. Sur ultra-trail, un mix de fruits sucrés séchés et d'oléagineux couvre à la fois les besoins glucidiques et lipidiques.
En course longue distance, l'objectif est d'apporter 30 à 60 g de glucides par heure. Une portion de 30 g de raisins secs ou de dattes apporte environ 20-23 g de glucides. Deux prises de 30 g par heure, espacées de 30 minutes, permettent d'atteindre cet objectif avec des fruits sucrés séchés.
Les fruits secs peuvent partiellement remplacer les gels énergétiques, notamment sur trail où l'intensité est plus variable. Les dattes et les raisins secs offrent un profil glucidique proche d'un gel mais avec des micronutriments supplémentaires (potassium, magnésium). Sur marathon à haute intensité, leur digestion plus lente peut être un inconvénient : il convient de les tester à l'entraînement avant tout.
Les amandes peuvent être consommées dans les 2-3 heures avant un marathon en quantité modérée (15-20 g) pour leur apport en magnésium et en vitamine E. Cependant, leur richesse en lipides (50 g/100 g) ralentit la digestion : elles ne doivent pas constituer l'essentiel de la collation pré-compétition, qui doit rester dominée par les glucides complexes.
Les abricots secs sont les fruits secs les plus riches en potassium avec environ 1 160 mg pour 100 g (source Ciqual ANSES). Une portion de 30 g apporte ainsi près de 370 mg de potassium, soit environ 18 % des apports journaliers recommandés, ce qui en fait un excellent allié contre les crampes musculaires lors d'efforts prolongés en marathon ou en trail.